Convention collective HCR 2026 (IDCC 1979 · brochure 3292 · Hôtels, Cafés, Restaurants)

· Synthèse pédagogique à valeur informative

Qu'est-ce que la convention collective HCR ?

La convention collective des Hôtels, Cafés, Restaurants (IDCC 1979, brochure 3292) régit les hôtels avec ou sans restaurant, les restaurants traditionnels, les cafés et débits de boissons, les traiteurs organisateurs de réceptions, certains bowlings et discothèques. Issue de la CCN du 30 avril 1997, elle adapte le Code du travail à un secteur marqué par les horaires décalés, le travail de nuit, la saisonnalité et l'avantage en nature nourriture.

Elle fixe une classification refondue en 5 niveaux et 3 échelons (avenant n° 30 du 31 mai 2022), des grilles salariales actualisées au 1er décembre 2024 par l'avenant n° 33 (de 12,00 € à 28,12 € bruts horaires), une durée hebdomadaire de 39 heures, un régime spécifique pour les extras et saisonniers, des règles précises sur le travail de nuit (22 h-7 h), l'avantage en nature nourriture, le forfait jours cadre et 6 jours fériés garantis. MaPaye gère automatiquement la paie HCR pour les TPE, PME et associations.

La convention collective HCR s'applique à un secteur où la paie est particulièrement technique : multiplicité des statuts (CDI, CDD, extras, saisonniers, apprentis), avantage en nature nourriture systématique, travail de nuit, horaires décalés, jours fériés garantis et forfait jours pour les cadres. Chaque bulletin nécessite une vigilance accrue.

Cette page constitue une synthèse pédagogique. Pour une situation précise (requalification d'extra, litige sur jour férié, redressement URSSAF), consultez le texte officiel sur Légifrance ou contactez votre gestionnaire de paie MaPaye dédié.

Gestion de la paie sous convention collective HCR IDCC 1979 — hôtel, café, restaurant, traiteur, brasserie

Illustration : gestion de la paie HCR sur MaPaye

1. Entreprises concernées : champ d'application et codes NAF

La convention HCR s'applique aux entreprises dont l'activité principale est l'hébergement et/ou la fourniture de repas et/ou de boissons, et le cas échéant les services qui y sont associés.

Entreprises concernées

  • Hôtels avec restaurant, hôtels de tourisme sans restaurant, hôtels de préfecture
  • Restaurants de type traditionnel
  • Cafés tabacs et débits de boissons
  • Traiteurs organisateurs de réception
  • Bowlings
  • Discothèques (entreprises exclues de l'extension)

Codes NAF habituellement concernés

Code NAFActivité
55.10ZHôtels et hébergement similaire
56.10ARestauration traditionnelle
56.10BCafétérias et autres libres-services
56.30ZDébits de boissons
56.21ZServices des traiteurs
93.11ZGestion d'installations sportives (bowlings)

Entreprises exclues du champ d'application

  • La restauration rapide ayant pour vocation de vendre exclusivement au comptoir des aliments et boissons en conditionnements jetables (consommation sur place ou à emporter)
  • La restauration collective
  • Les établissements de chaînes relevant du 56.10B en libre-service (plateau, paiement avant consommation, ≥ 3 établissements à enseigne identique)

2. Classification HCR : 5 niveaux et 3 échelons (avenant n° 30)

Classification refondue par l'avenant n° 30 du 31 mai 2022 étendu par arrêté du 14 novembre 2022 (JORF du 22 novembre 2022), applicable depuis le 1er décembre 2022. Elle remplace l'ancienne classification de l'article 34 de la convention.

La grille s'articule autour de 4 critères classants (aptitude/technicité, formation/qualifications, autonomie, animation d'équipe/management) appliqués à 5 niveaux, chacun décliné en 3 échelons.

CatégorieNiveauProfilEmplois repères
EmployéNiveau I (1 à 3)Exécution simple, connaissances élémentairesPlongeur, commis de salle, commis de cuisine, groom, bagagiste, équipier hôtellerie, femme et valet de chambre
Niveau II (1 à 3)Activités variées, savoir-faire dans le métierHôte/serveur, commis de bar, garçon de comptoir, cuisinier, demi-chef de rang, demi-chef de partie
Niveau III (1 à 3)Maîtrise plusieurs techniques, autonomieChef de rang, sommelier, barman, chef de partie, réceptionniste, gouvernant
MaîtriseNiveau IV (1 à 3)Gestion et organisation de serviceChef de cuisine, chef de réception, maître d'hôtel, chef pâtissier, responsable hébergement, responsable de restauration
CadreNiveau V (1 à 3)Direction d'établissement ou multi-sites1er maître d'hôtel, directeur d'hébergement, directeur de restaurant, directeur d'exploitation, directeur d'établissement
Échelon supplémentaire après 1 an d'ancienneté (avenant n° 32)

Depuis le 1er novembre 2024 (avenant n° 32 du 1er juin 2023 étendu), tout salarié classé niveau I échelon 1 justifiant d'1 an d'ancienneté ininterrompue chez le même employeur bénéficie d'un échelon supplémentaire. Pour les saisonniers, cette ancienneté s'apprécie en cumulant les durées des contrats saisonniers successifs dans la même entreprise.

3. Grille des salaires minimaux HCR applicable depuis le 1er décembre 2024

Grilles applicables depuis le 1er décembre 2024

Montants issus de l'avenant n° 33 du 19 juin 2024, étendu par arrêté du 5 novembre 2024 (JORF du 9 novembre 2024). Taux horaires bruts pour une base de 151,67 h/mois. À la date de mise à jour de cette page, aucune nouvelle grille étendue ne remplace ces montants.

Employés — Niveaux I à III

NiveauÉchelonTaux horaire brut
I112,00 €
I212,08 €
I312,18 €
II112,28 €
II212,55 €
II313,17 €
III113,32 €
III213,54 €
III314,00 €

Maîtrise — Niveau IV

NiveauÉchelonTaux horaire brut
IV114,40 €
IV214,77 €
IV315,40 €

Cadres — Niveau V

NiveauÉchelonTaux horaire brut
V118,43 €
V221,78 €
V328,12 €

Pour les salariés rémunérés au pourcentage service, l'employeur peut respecter une grille de salaires minimaux annuels bruts (hors avantages en nature). La rémunération mensuelle ne peut être inférieure au SMIC majoré des éventuelles heures supplémentaires.

4. Extras et saisonniers : règles essentielles HCR

L'extra : règles et limites de requalification

Un extra est un salarié engagé pour la durée nécessaire à la réalisation d'une mission ponctuelle. Il peut être occupé quelques heures, une journée entière ou plusieurs journées consécutives. Un contrat doit être établi pour chaque vacation. Toutefois, si plusieurs vacations sont effectuées au cours du même mois civil, l'employeur peut établir un seul bulletin de paie récapitulatif ventilant toutes les vacations (sans modifier la nature juridique du contrat).

Risque de requalification en CDI

Un extra qui se voit confier par le même établissement des missions pendant plus de 60 jours dans un trimestre civil peut demander la requalification de son contrat en CDI. La Cour de cassation (Cass. soc. 24 sept. 2008) impose au juge de vérifier que le recours à des contrats successifs est justifié par des raisons objectives — à défaut, le contrat d'extra est requalifié en CDI.

À la fin du contrat, l'extra perçoit une indemnité de congés payés égale à 10 % de la rémunération totale brute perçue, quelle que soit la durée du contrat. Sa rémunération ne peut être inférieure au minimum conventionnel de sa catégorie.

Le saisonnier : durée et reconduction

  • Définition : tâches normalement appelées à se répéter chaque année à dates à peu près fixes selon le rythme des saisons
  • Durée minimale : 1 mois
  • Durée maximale : 9 mois
  • Clause de reconduction possible pour la saison suivante (confirmation par LRAR au moins 2 mois à l'avance — à défaut, caduque)
  • Attention : un contrat saisonnier conclu pendant 3 années consécutives et couvrant toute la période d'ouverture de l'établissement peut être considéré comme établissant une relation de travail à durée indéterminée sur la base des périodes effectives de travail

Changement de prestataire et continuité du contrat

Dans le cadre du transfert d'une activité (changement de prestataire pour des activités relevant de la même CCN), l'entreprise repreneuse est tenue de reprendre le personnel affecté à l'activité si toutes les conditions cumulatives sont réunies : contrat de travail au sens du Code du travail, affectation ≥ 6 mois calendaires sur l'activité, affectation majoritaire, et absence inférieure à 4 mois (avenant n° 18 du 20 mars 2013).

5. Avantage en nature nourriture : règle d'or de la paie HCR

L'avantage en nature nourriture est un élément quasi systématique du bulletin de paie HCR. Tout salarié prenant son repas sur place, à l'occasion du travail, dans un établissement préparant des denrées alimentaires, ne peut se voir réclamer par l'employeur une contribution supérieure à l'évaluation de l'avantage en nature fixée par la réglementation en vigueur.

Suppression de la déduction « ½ avantage nourriture »

Depuis le 1er janvier 2005 (avenant n° 1 du 13 juillet 2004 étendu), le dispositif dénommé « déduction ½ avantage nourriture » qui permettait de déduire du SMIC la moitié de l'avantage nourriture est supprimé sans dérogation possible par accord d'entreprise.

L'avantage en nature nourriture impacte la base de calcul des cotisations sociales, le brut et le net à payer. MaPaye applique automatiquement l'évaluation réglementaire applicable et vérifie sa cohérence avec les heures travaillées.

6. Temps de travail, heures supplémentaires et forfait jours

La durée hebdomadaire conventionnelle est fixée à 39 heures pour toutes les entreprises (chacune pouvant retenir une durée inférieure). Les durées maximales journalières sont strictement encadrées par catégorie.

Durées maximales journalières par fonction

Catégorie de personnelDurée maximale journalière
Personnel administratif hors site d'exploitation10 heures
Cuisinier11 heures
Autre personnel11 heures 30 minutes
Veilleur de nuit12 heures
Personnel de réception12 heures

Durée hebdomadaire maximale : 46 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives, 48 heures en absolu.

Majorations des heures supplémentaires

Heures effectuées dans la semaineMajoration
De la 36ème à la 39ème heure+10 %
De la 40ème à la 43ème heure+20 %
À partir de la 44ème heure+50 %
  • Contingent annuel : 360 heures/an pour les établissements permanents, 90 heures/trimestre civil pour les saisonniers
  • Repos compensateur de remplacement : 110 % pour les 4 premières heures, 120 % pour les 4 suivantes, 150 % au-delà

Forfait annuel en jours (cadres niveau V)

Réservé aux cadres autonomes relevant du niveau V de la classification dont la rémunération moyenne mensuelle sur l'année ne peut être inférieure au plafond mensuel de la sécurité sociale.

  • Plafond : 218 jours/an, journée de solidarité incluse
  • Convention individuelle obligatoire (contrat ou avenant signé des parties)
  • Repos quotidien : 11 h consécutives minimum
  • Repos hebdomadaire : 24 h minimum (interdit de faire travailler plus de 6 j/semaine)
  • Renonciation à des jours de repos : possible dans la limite de 10 j/an, avec majoration 15 % pour les 5 premiers jours, 25 % au-delà
  • Décompte par document auto-déclaratif de contrôle, conservé 3 ans

7. Travail de nuit (22 h - 7 h)

Le recours au travail de nuit dans les HCR est inhérent et indissociable à l'activité du secteur : continuité du service, accueil des clients, sécurité dans les établissements recevant du public.

Définition du travailleur de nuit

Est travailleur de nuit tout salarié qui accomplit entre 22 h et 7 h :

  • au moins 2 fois par semaine, selon son horaire habituel, au moins 3 heures de travail effectif quotidien
  • OU 280 heures de travail effectif dans la plage horaire de nuit sur l'année civile (établissements permanents)
  • OU 70 heures sur un trimestre civil (établissements saisonniers ou salariés saisonniers)

Compensations et durées maximales

  • Repos compensateur : 1 % par heure de travail effectuée entre 22 h et 7 h dans le mois (calculé au trimestre civil)
  • Forfait : pour les salariés à temps plein présents toute l'année, le repos compensateur est forfaitisé à 2 jours par an
  • Temps de pause : 20 minutes minimum pour un poste de nuit ≥ 6 heures, assimilé à du temps de travail effectif si le salarié ne peut vaquer à ses occupations
  • Durée journalière max : 8 h (dérogation 10 h avec contrepartie en repos)
  • Durée hebdomadaire max : 44 h en moyenne sur 12 semaines consécutives
  • Interdit aux mineurs : 22 h-6 h pour les moins de 18 ans (20 h-6 h pour les moins de 16 ans)

Vous gérez la paye d'un hôtel, café, restaurant ou traiteur ?

MaPaye intègre nativement les grilles applicables au 1er décembre 2024, la gestion des extras et saisonniers, l'avantage en nature nourriture, les majorations heures sup HCR (10 %, 20 %, 50 %) et le travail de nuit. Vérification humaine sous 4 heures par votre gestionnaire dédié.

8. Jours fériés garantis et travail du dimanche

Le 1er mai

  • Jour habituel de fermeture ou de repos : pas d'incidence (les salariés au fixe touchent leur salaire normal, ceux au pourcentage service ne perçoivent rien)
  • Jour habituel d'ouverture, fermeture décidée par l'employeur : rémunération normale assurée
  • Jour normal de travail effectif : indemnité égale à la rémunération de cette journée (doublement de fait du salaire pour ce jour)

10 jours fériés annuels dont 6 garantis

Dans les établissements permanents, tous les salariés justifiant de 1 an d'ancienneté bénéficient, en plus du 1er mai, de 10 jours fériés par an. Parmi eux, 6 jours fériés garantis doivent être :

  • chômés et payés, OU
  • compensés en temps, OU
  • indemnisés

Ces 6 jours sont garantis même si le salarié est en repos le jour férié considéré.

Pour les 4 autres jours fériés : le chômage du jour férié n'entraîne aucune réduction du salaire. Si l'activité de l'établissement nécessite la présence du salarié, il bénéficie d'1 jour de compensation.

Suivi annuel : au terme de l'année civile, l'employeur doit vérifier que le salarié a bénéficié de ses 6 jours garantis. À défaut, il l'informe par écrit. Si le salarié n'a pas pris tout ou partie de ses jours, il peut, dans les 6 mois et avec l'accord de l'employeur, les prendre ou être indemnisé. Passé ce délai, les jours restants sont obligatoirement rémunérés.

Dimanche : la convention HCR ne prévoit pas de majoration spécifique pour le travail du dimanche, contrairement au 1er mai et à certaines règles applicables aux jours fériés garantis.

9. Congés pour événements familiaux

ÉvénementAnciennetéDurée (jours ouvrés)
Mariage du salariéAucune4 jours
Mariage d'un enfantAucune1 jour
Naissance ou arrivée d'un enfant placé en vue d'adoptionAucune3 jours
Décès du conjoint ou d'un enfantAucune2 jours
Décès du père ou de la mèreAucune1 jour
Décès d'un grand-parentAucune1 jour
Décès du beau-père, de la belle-mère, d'un frère ou d'une sœur3 mois1 jour

Trajet de plus de 500 km aller-retour : 1 jour supplémentaire non rémunéré, pouvant être pris sur les congés en accord avec le responsable hiérarchique.

10. Congé enfant malade et hospitalisation (avenant n° 34)

Avenant n° 34 du 19 juin 2024 étendu par arrêté du 8 novembre 2024 (JORF du 15 novembre 2024), applicable depuis le 1er décembre 2024.

Sous réserve d'un justificatif médical mentionnant que le parent doit rester avec l'enfant, l'absence du salarié n'entraîne pas de perte de rémunération. Les parents travaillant dans une même entreprise peuvent en bénéficier successivement.

DispositifÂge de l'enfantDurée par période de référence
Congé pour enfant maladeJusqu'au 10ème anniversaire2 jours rémunérés/an
Congé en cas d'hospitalisationJusqu'au 16ème anniversaire3 jours rémunérés/an

Période de référence : du 1er janvier au 31 décembre. Les deux dispositifs sont cumulables au cours d'une même période de référence. Les jours sont rémunérés comme du temps de travail effectif.

11. Autorisation d'absence pour les salariés en situation de handicap

Accord du 21 mai 2025 étendu par arrêté du 7 novembre 2025 (JORF du 22 novembre 2025), applicable depuis le 1er décembre 2025.
  • Démarche de reconnaissance (RQTH) : 1 journée d'absence rémunérée au cours de l'année civile de la demande initiale ou de son renouvellement, sur justificatif, avec délai de prévenance de 15 jours minimum
  • Visite médicale ou examen de contrôle lié au handicap : 1 journée d'absence rémunérée par an, sur justificatif, avec délai de prévenance de 15 jours minimum

Ces absences sont assimilées à du temps de travail effectif.

12. Maladie, accident et maintien de salaire

En cas d'absence justifiée par une incapacité résultant de la maladie ou d'un accident, et après 3 ans d'ancienneté, un complément de rémunération est garanti par l'employeur. Le certificat médical doit être envoyé à l'employeur dans les 48 heures.

Point de départ de l'indemnisation

  • Accident du travail / maladie professionnelle : à compter du 1er jour
  • Maladie, accident de trajet, accident de droit commun : à compter du 11ème jour

Durée de l'indemnisation selon ancienneté

AnciennetéÀ 90 % du salaire brutÀ 66,66 % du salaire brut
3 à 8 ans30 jours30 jours
8 à 13 ans40 jours40 jours
13 à 18 ans50 jours50 jours
18 à 23 ans60 jours60 jours
23 à 28 ans70 jours70 jours
28 à 33 ans80 jours80 jours
33 ans et plus90 jours90 jours

Le complément s'entend déduction faite des indemnités versées par la Sécurité sociale et les régimes complémentaires de prévoyance. Le cumul ne peut conduire à percevoir plus que la rémunération nette qu'aurait perçue le salarié s'il avait continué à travailler.

13. Prévoyance, frais de santé et retraite complémentaire

Régime de prévoyance obligatoire

Tous les salariés liés par un contrat de travail aux entreprises HCR (y compris les mandataires sociaux assimilés) bénéficient d'un régime de prévoyance obligatoire couvrant les risques décès, incapacité et invalidité.

  • Capital décès de base : 150 % du salaire annuel de référence (1 mois d'ancienneté continue)
  • Décès accidentel : capital supplémentaire de 150 % du salaire de référence
  • Rente éducation : 12 % du salaire jusqu'au 8ème anniversaire de l'enfant, 18 % jusqu'à 18 ans (ou 26 ans en cas d'études supérieures)
  • Rente de conjoint substitutive : 5 % du salaire de référence sur 5 ans max (en l'absence d'enfant à charge ouvrant la rente éducation)
  • Garantie incapacité : 70 % du salaire brut après une franchise de 90 jours
  • Garantie invalidité : 45 % en 1ère catégorie, 70 % en 2ème et 3ème catégories

Cotisations prévoyance (avenant n° 2 du 10 mai 2021)

GarantieTaux
Décès et annexes0,29 %
Rente éducation0,16 %
Incapacité0,22 %
Invalidité0,19 %
Total0,89 % du salaire de référence

Répartition : 50 % employeur / 50 % salarié pour la cotisation globale. Les garanties incapacité et invalidité sont financées à hauteur de 4/5 par le salarié et 1/5 par l'employeur (sans affecter la répartition globale).

Régime professionnel de frais de santé

Régime obligatoire pour l'ensemble des salariés ayant au moins 1 mois civil entier d'emploi dans la même entreprise. Cotisation mensuelle (avenant n° 7 du 28 juin 2022) :

RégimePart salariéPart employeur
Régime général0,47 % du PMSS (~16,11 €/mois)0,90 % du PMSS (~30,85 €/mois)
Régime local Alsace-Moselle0,34 % du PMSS (~11,66 €/mois)0,66 % du PMSS (~22,62 €/mois)

Les fiches de paramétrage DSN sont automatiquement intégrées par MaPaye pour appliquer les bons taux contrat par contrat. Portabilité gratuite en cas de cessation du contrat de travail ouvrant droit à l'indemnisation chômage, pour une durée maximale de 12 mois.

14. Formation professionnelle via l'OPCO AKTO

La branche HCR est rattachée à AKTO (opérateur de compétences des entreprises et salariés des services à forte intensité de main-d'œuvre), agréé par arrêté du 1er octobre 2020.

  • Contribution conventionnelle supplémentaire : 0,5 % du revenu d'activité (déploiement progressif sur 3 ans à compter du 1er janvier 2026 : 0,20 % en année 1, 0,35 % en année 2 et 3)
  • Contribution paritarisme : 0,05 % des rémunérations brutes (avenant n° 2 du 27 février 2025)
  • Financement : contrats de professionnalisation, apprentissage, Pro-A, CQP de branche (cuisine, salle, hébergement, sécurité, sommellerie)

15. Comment MaPaye sécurise la paye des HCR

Spécialisé dans la gestion de la paye externalisée pour les TPE, PME et associations, MaPaye intègre nativement toutes les spécificités du secteur HCR. Le paramétrage est automatique dès que vous renseignez le code IDCC 1979 dans le dossier.

  • Grilles 1er décembre 2024 intégrées (avenant n° 33) et contrôle automatique du minimum conventionnel
  • Gestion des extras avec bulletin récapitulatif mensuel et indemnité CP 10 %
  • Saisonniers : suivi des reconductions et de l'ancienneté cumulée des contrats successifs
  • Avantage en nature nourriture appliqué automatiquement (évaluation réglementaire à jour)
  • Heures supplémentaires HCR : majorations 10 %, 20 %, 50 % par tranches, et repos compensateur de remplacement
  • Travail de nuit : statut travailleur de nuit auto-calculé (280 h/an), repos compensateur 1 % puis forfait 2 j/an
  • Jours fériés garantis : suivi des 6 jours par salarié et année, avec alerte si non consommés au 31/12
  • Congé enfant malade à jour de l'avenant n° 34 (2 j malade, 3 j hospitalisation)
  • Maintien de salaire maladie selon ancienneté (3 ans min) et carence par cas
  • Prévoyance et frais de santé : fiches de paramétrage DSN automatiquement appliquées
  • Vérification humaine sous 4 heures par votre gestionnaire de paie dédié — avant toute DSN

16. Convention HCR en bref : questions fréquentes

QuestionRéponse rapide
IDCC / brochure ?IDCC 1979 / brochure 3292 (CCN du 30 avril 1997)
Codes NAF principaux ?55.10Z, 56.10A, 56.10B, 56.30Z, 56.21Z, 93.11Z
Salaire min niveau I/1 ?12,00 €/h brut (depuis le 1er décembre 2024)
Salaire min niveau III/3 ?14,00 €/h brut (chef de rang, sommelier, gouvernant)
Salaire min cadre V/3 ?28,12 €/h brut
Durée hebdomadaire ?39 heures (durée conventionnelle)
Heures sup ?+10 % (36-39e), +20 % (40-43e), +50 % (44e+)
Forfait jours cadre ?218 jours/an (niveau V uniquement, rémunération ≥ PMSS)
Extra requalifiable en CDI ?Au-delà de 60 jours/trimestre civil dans le même établissement
Contrat saisonnier ?1 mois minimum, 9 mois maximum
Travail de nuit ?22 h-7 h, statut travailleur de nuit à partir de 280 h/an
Repos compensateur nuit ?1 % par heure entre 22h-7h, forfaitisé 2 j/an si temps plein
Jours fériés garantis ?6 jours par an (+ 1er mai) avec 1 an d'ancienneté
Congé enfant malade ?2 jours rémunérés (< 10 ans), 3 jours hospitalisation (< 16 ans)
OPCO ?AKTO (services à forte intensité de main-d'œuvre)
Capital décès prévoyance ?150 % du salaire annuel de référence

Document non contractuel

Cette synthèse a une valeur informative et pédagogique. Elle ne peut se substituer au texte officiel. Pour toute situation précise (requalification d'extra en CDI, litige sur jour férié garanti, redressement URSSAF, contentieux salarié), consultez le texte officiel sur Légifrance ou contactez votre gestionnaire de paie MaPaye dédié. Les durées, montants et règles sont susceptibles d'évolution par avenant.